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12 juin 2006 1 12 /06 /juin /2006 15:41
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Survie 44 a particié à la grande fête de l'Economie Sociale et Solidaire de Nantes, intitulée les Ecossolies (cliquer sur l'image pour accéder au site). Nous sommes intervenus dans la préparation sur le stand Solidarité Internationale où nous avons proposé la thématique des biens publics. Nous sommes intervenus sur deux conférence, une sur la santé comme un bien public mondial et une autre sur les questions d'immigration et sa gestion par l'Europe et la France.

 

Du 10 au 12 juin 2006 Survie Loire-Atlantique participait aux Ecossolies, manifestions de trois jours à Nantes sur l'économie sociale et solidaire (ESS).  L'ESS cherchant à promouvoir une économie au service de tous, avec des valeurs humaines fortes, il nous a semblé que la lutte pour les biens publics rejoignait ces préoccupations et nous avons travaillé avec d'autres associations sur ce thème. Nous avons participé à une table ronde sur les questions d'immigration et sa gestion par l'Europe et la France.
Nous sommes aussi intervenus lors d'une table-ronde sur le thème de "la santé comme un bien public", en collaboration avec une association locale qui soutient des mutuelles de santé en Guinée Conakry. Nous avons voulu montrer le lien qui existe entre les pays du Sud et du Nord dans l'accès à un service de santé pour tous, et pour nous, ce lien c'est la nécessité de penser cette lutte à un niveau mondial.

Nous sommes partis du constat que, en Afrique noire en général, les populations veulent se soigner, non seulement contre le sida mais aussi pour des infections banales pour nous, comme la diarrhée chez le nourrisson. Cette volonté fait que l'on va pouvoir parler de société instituante, en cela qu'elle porte des revendications de la base vers les institutions nationales qu'elle pousse à les inscrire dans la pratique de l'Etat. L'Afrique se trouve donc dans la même dynamique que notre société avant la création de l'assurance chômage ou de la sécurité sociale. De cet état de fait émergent deux problématiques : pourquoi cette poussée pourtant ancienne est-elle si lente à porter ses fruits et comment peut s'exprimer une solidarité internationale avec ces sociétés ?

Cette relative lenteur s'explique tout d'abord au niveau national. De nombreux acteurs politiques et économiques africains étant corrompus, il est difficile de dialoguer avec des personnes qui voient leur intérêt personnel avant celui du peuple. Mais ce n’est pas impossible ! Il y en a toujours quelques-unes à convaincre. Sur la question de la solidarité du nord vers le sud, nous Français, avons un rôle à jouer parce que, en Afrique Francophone ce sont entre autres, des responsables français qui ont permis à des voyous d’accéder au pouvoir et de s’y maintenir.

Il existe ensuite une pression internationale. Ces pays étant très endettés, le FMI ou la BM leur proposent d’alléger leur dette mais en privatisant leurs services en échange, souvent au profit d’entreprises occidentales. Il devient difficile alors d’établir un service public de la santé. N’est-ce pas la même situation que nous vivons en France avec gel des crédits pour les hôpitaux publics, l’ouverture à la concurrence d’EDF-GDF, de la Poste, de la SCNF ? Nous sommes tous dans le même bateau, alors autant nous unir !

Nous avons conclu en posant le problème suivant : d’une façon générale, la société civile que l'on appelle instituante, s’est faite dépassée par la société instituée. Désormais, on ne nous consulte plus pour prendre des décisions qui nous concerne. Les Etats ou les industries pharmaceutiques qui gardent le monopole sur des brevets de médicaments qui pourraient servir à tous, fonctionnent en vase clôt. L’intérêt de penser la santé comme un bien public mondial, c’est que nous pouvons tous lutter ensemble pour qu'elle, mais aussi la justice, l’éducation, l’accès à l’eau potable, etc, soient restitués aux peuples et gérées de façon équitable pour tous.



Pour aller plus loin, le site de BPEM:

sant---comme-un-bien-public-BPEM.jpg



ecossolies2.JPGStands Ecossolies

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