Sur fond de guerre économique entre les grandes puissances du monde dans l’ex Zaïre, ce documentaire est une parabole sur la
mondialisation.
+ débat avecAlain
Deneault(Canada) coauteur de
"Noir Canada. Pillage, corruption et criminalité en
Afrique"
Des sociétés canadiennes sont accusées de corruption, d’exploitation abusive des ressources minières ou pétrolières des pays africains, et
attisent ou maintiennent l’instabilité et les conflits pour obtenir de juteux contrats.
Ce documentaire, tourné à Dakar par des militants du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde, pendant l’été 2007, donne la parole aux sénégalais, partis clandestinement en chaloupes
à travers l’océan atlantique, pour rejoindre l’Europe qui verrouille ses frontières.
Par-delà les récits poignants des traversées, que nous livrent ceux qui ont essayé d’émigrer et qui ont ensuite été ramenés en avion au Sénégal, ce film nous fait découvrir les conditions de
vie sans espoir de tous ceux qui veulent partir et qui dénoncent leur propre gouvernement, qui après les avoir rapatriés, les abandonne à leur sort.
Fou Malade, rappeur, Mignane Diouf, coordonateur du Forum Social Sénégalais, mettent en cause les gouvernements du Nord qui pillent leur pays depuis plusieurs siècles à travers l’esclavage, le
colonialisme, la dette, les accords de pèche, les APE.
Et comme nous le dit avec conviction Sidiki Daff : « La libre circulation des hommes est un droit inaliénable. »
« Un aller simple pour Mahoré »d’Agnès Fouilleux
(2009)
CinémaleConcorde, Nantes
L`envers du décor d`un paradis artificiel. Mayotte, territoire illégalement français de l`archipel des Comores. Le film décrit les
ingérences du gouvernement français depuis la décolonisation et son corollaire : l’émigration "clandestine" à Mayotte.
Jeudi 26 février 20h
ciné-débat
« Cameroun, autopsie d’une indépendance »
de G. Le Roy et V. Osouf, (2008)
cinéma le Beaulieu,Bouguenais
Une guerre dont on ne parle jamais. Du milieu des années 50 à la fin des années 70, la décolonisation du Cameroun s'est faite dans la
violence… en silence.
suivie d'un échange avec un représentant de Survie 44. autour du film et de la sortie du 22ème
dossier noir de la politique africaine de la France « L'or africain, pillages, trafics et commerce international », ainsi que de la
campagne des Amis de la Terre (soutenue par de nombreuses ONG) « L’Europe mine l’Afrique ».
Dakar-Bamako "Une privatisation qui déraille" Au Cinéma le Concorde à Nantes le 31 mai 2007. 20h50 entrée ( reversée en partie à COCIDIRAIL
et âmes d'épices ) 5,50 euros
Notre association Ames d'Epices, Sud rail et Attac France, relayent la lutte des cheminots et usagers sénégalais et maliens contre la
privatisation du train Dakar-Bamako. Cette ligne est un outil essentiel pour le désenclavement et les échanges entre le Sénégal et le Mali
Le consortium Transrail ( franco-canadien) le sous-exploite aujourd'hui avec pour seul intérêt le trafic des marchandises et l'hypothétique
manne financière que leur apporterait l'exploitation de nouveaux gisements de minerais au Niger. La ligne est abandonnée et les gares non rentables sont
fermées. Les déraillements sont fréquents et les conditions des voyageurs sont de plus en plus insupportables. Ce
gâchis favorisé par La banque Mondiale démontre l'incohérence des privatisations abusives du services publiques
audétriment des intérêts humains.
Tiécoura Traoré, ingénieur férroviaire, licencié abusivement par les nouveaux propriétaires de ce chemin de fer "Dakar-Niger" sera
à Nantes le jeudi 31 mai pour notre soirée débat.
Venez échangez avec nous le 31 mai au cinéma le Concorde ! 20h 50 ( 79 avenue de l'Egalité ) Infos et détails
pratiques
Mail : amesdepices@club-internet.fr
Nicolas et Myriam : 06-64-43-19-06 toute la journée ou 02-53-00-77-64 (à partir de 19h ).
Merci de bien vouloir faire circuler l'information. (la distribution et l'affichage du visuel ci joint sont les bienvenus !! ) merci .
Âmes d'épices a aussi pour projet d'aller au prêt des personnes qui souffrent de cette situation au Sénégal et au Mali pour faire écho à leurs voix .
Si vous pouvez nous apporter votre soutien, vos informations ou partager vos expériences nous serons heureux de discuter avec vous et de les accueillir !
Bien cordialement
Cette enquête sur l’exploitation de l’or dans les pays africains s’inscrit dans le prolongement des recherches entreprises entre 2003 et 2006 par François-Xavier Verschave ; il s’inscrit
également dans la continuité des enquêtes de la documentariste Camille de Vitry.
Ce livre s’attache à dévoiler les dysfonctionnements chroniques et les aspects occultes de l’exploitation des ressources aurifères du continent (détournements plus ou moins légaux, dégâts
sociaux, économiques et environnementaux), pour les mettre en relation avec les caractères généraux et les enjeux de l’exploitation des ressources naturelles dont l’Afrique bénéficie, semble-t-il
pour son plus grand malheur. Un éclairage particulier est porté sur le rôle des multinationales européennes et américaines dans ce pillage.
Enfin, l’ouvrage s’attache à mettre en avant les mouvements de résistance qui, au Mali, dans le reste de l’Afrique et dans le monde, s’opposent à une exploitation incontrôlée des ressources
de ce continent qui paye depuis trop longtemps le prix le plus fort de la mondialisation « libérale » après avoir servi les empires coloniaux.
Au sommaire :
— La part de la Françafrique
— Multinationales de l’or
— Comment l’or a ruiné l’Afrique
— Pillages, trafics, conflits armés
— Commerces de l’or africain
— Imposer la transparence
Extrait du discours prononcé place Dulcie September le 27 mars 2004:
Dulcie September était une femme, membre de l'ANC parti résistant à l'Apartheid en Afrique du Sud. Après une condamnation injustifiée qui l'a conduite en prison pour 5
années, puis à un exil forcé, Dulcie September a été assassinée à Paris le 29 mars 1988, alors qu'elle était représentante de l'ANC en France.
Aujourd'hui, nous voulons nous souvenir d'elle, de son combat contre l'apartheid pour plusieurs raisons:
Premièrement; parce que l'apartheid était un régime totalitaire, raciste, issu directement de l'idéologie nazie. Que ce régime à valu à l'Afrique du Sud un
boycott international durant de nombreuses années.
Deuxièmement; parce que s'opposer à ce régime comme l'a fait Dulcie September, était un acte de résistance extrêmement courageux, et nous savons quel en a été le
résultat pour elle.
Mais, nous ne pouvons aujourd'hui parler d'elle sans évoquer les circonstances obscures qui entourent son assassinat.
Paris, capitale française connue pour son raffinement l'est aussi pour la dangerosité de ses rues pour les personnages politiques africains. Outel Bono, opposant
tchadien y a été assassiné en 1973.
Concernant l'affaire "Dulcie September", l'Etat français n'a pas commandité son assassinat mais il est somme toute troublant que Charles Pasqua, alors ministre de
l'intérieur, lui ait refusée une protection policière. Pourtant, elle en avait fait la demande officiellement car elle se savait menacée.
Il n'est pas étonnant par contre que la France ait fermé les yeux face à ce meurtre, notre beau pays ayant été un des principaux défenseurs à l'ONU de
l'Apartheid. Mais aussi parce que la France à organisé un trafic clandestin d'armes à destination de l'Afrique du Sud alors même, je le rappelle, sous boycott international.
L'affaire Dulcie September n'a pas été résolue par la justice française. Elle a abouti à un non-lieu.
Pourtant, l'identité de ses assassins est un secret de polichinelle. Tous les gens un peu informés savent qui a tué Dulcie September.
Ce sont deux mercenaires français, collaborateurs de Bob Denard aux Comores dans les années 80. L'un de ses meurtriers est actuellement
en train de former la nouvelle police irakienne avec son entreprise de sécurité. Et l'autre à été repéré en Côte d'Ivoire, fournissant des soldats à la fois aux rebelles et aux forces
gouvernementales.
Grâce à des personnes comme Dulcie September, le régime de l'Apartheid a périclité. Mais, l'Afrique du Sud est dans une merde sans nom, malgré l'instauration
d'une vraie démocratie. Le Sida y fait des ravages. Johannesburg est devenue l'une des villes les plus dangereuses au monde; et aujourd'hui en Afrique du Sud, dès lors que l'on possède une
maison et quelques biens, que l'on soit noir, blanc, indien ou métis, on se barricade pour ne pas se faire voler le peu que l'on a. Mais si l'Apartheid est mort,
moribond dirons-nous, l'Afrique du Sud, elle, est loin d'être tirée d'affaire.
En ce qui concerne le mercenariat c'est la nouvelle gangrène de notre monde. Incontrôlables, sans foi ni loi mais avec pignon sur rue, les entreprises de
mercenaires fleurissent et travaillent pour nos états en toute impunité.
Alors en nous souvenant, tendons l'oreille, restons vigilants, manifestons notre refus des magouilles, meurtres, soutiens aux dictatures au nom de la géopolitique
française.