- perpétuation des relations clientélistes, discours essentialiste de Dakar sur "l'homme africain"
- soutien à des dictateurs (Bongo, Khadafi, ...),
- défense de l'affairisme français (Bolloré, Bouygues, ...)
- intervention au Tchad
- rôle joué par certains émissaires officieux (Balkany, Bourgi)
La politique africaine de Nicolas Sarkozy s'inscrit plus dans une continuité que dans une rupture.
Elle est la perpétuation néocoloniale que chaque président français a poursuivi depuis les indépendances africaines.
Au-delà de la simple dénonciation, il s'agit pour Survie d'informer les citoyens
français et de susciter une réforme de la politique française en Afrique.
Moussa Tchangari est le porte parole du mouvement démocratique au Niger et directeur du groupe Alternative Niger.
Moussa Tchangari, animateur d’Alternative Niger, participant aux Forum Sociaux régionaux et mondiaux, et notamment au dernier Forum Social Mondial de Porto Alegre, est une figure de cette exigence démocratique qui s’exprime, à partir des organisations de la société civile, en Afrique comme ailleurs dans le monde. Il a été arrêté en 2005 parce qu’il portait la voix des 70 000 nigériens qui sont descendus pacifiquement dans la rue le 15 mars 2005 pour protester contre une loi de finance aux effets catastrophique pour la grande majorité de la population.
Elections avril 2005, le choix volé des Togolais
Conférence le 22 juin 2005 en présence de Siméon Clumson vice président de la Ligue Togolaise des Droits de l'Homme.
Le 7 avril 2005, quatre associations de solidarité internationale et de défense des droits humains: Urgence Togo, Survie 44, la Ligue des Droits de l'Homme et TaK_APRES, ont invité Comi Toulabor,
Togolais, chercheur au centre d'étude de l'Afrique Noire de Bordeaux. A ce moment là, le fils Eyadema avait accepté de démissionner, suite à son putsch constitutionnel. Les élections avaient été
fixées 60 jours après la mort du dictateur, ce qui était déjà trop peu pour qu'elles puissent être réellement fiables. Pour preuve, les listes électorales dataient de 2003, et forcément, elles
étaient faussées, les partisans de l'opposition ayant été rayés. La campagne a eu lieu, six partis d'opposition ont choisi un candidat unique, Bob Akitani. Des intimidations ont été perpétrées
par l'armée et les partisans du fils Eyadema. Les élections ont eu lieu, Faure (s')est déclaré vainqueur à 66.2% avec 900 000 électeurs fictifs. En réalité, il n'a recueilli que 25.5 %. Son rival
de l'opposition a gagné effectivement les élections avec 72.2% des voix. De plus, nous savons que des intimidations, des violences et des viols sont perpétrés sur des civils (plusieurs dizaines
de milliers) ayant fuit le pays vers le Bénin et le Ghana. Les partisans de l'opposition subissent une véritable chasse aux sorcières.
Ici, nos dirigeants, le président Chirac en tête, s'évertuent à soutenir contre vents et marées le pouvoir du clan Eyadema. Pourquoi, concernant l'Ukraine soutient-on les valeurs démocratiques et pour le Togo, la dictature ?!
C'est pourquoi Survie 44, Urgence Togo, la Ligue des Droits de l'Homme Nantes, ACAT-Nantes,TaK APRES, Tribu du Monde, D'agbeneva, Amnesty International-Nantes,
Avec le soutien la Maison des Citoyens du Monde ont invité Siméon Clumson.
nous aborderons la soirée à travers les trois questions suivantes:
quel bilan des élections et de la répression qui a suivi ?
quel rôle à joué la communauté internationale ?
quel avenir pour un Togo démocratique et une expression civile libre ?